The musée du quai Branly is pleased to announce publication of the latest issue of its scholarly journal Gradhiva. The full announcement follows. Any fully bilingual reader of the journal willing to translate or summarize the MQB press release would be providing a valuable service to our community of readers. Such a reworking can be submitted as a comment to this posting. Thank you to Sophie Leclercq and to her colleagues for their support of Museum Anthropology, Museum Anthropology Review and the Museum Anthropology weblog.

Gradhiva n°5 – printemps 2007
Dossier « Sismographie des terreurs »

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Europe et le monde occidental peinent à regarder l’événement monstrueux que fut le génocide. Mais depuis quelques décennies, la tendance tend à s’inverser. Une injonction s’impose : « Plus jamais ça ! » À côté de la lente prise de conscience de l’Holocauste, d’autres conflits et d’autres violences extrêmes sont requalifiés de « génocides ». De proche en proche, des « lieux de mémoire » sont aménagés sur le site du « crime » ou exposés dans les musées. Cette politique de la mémoire invite aux cultes mémoriaux, religieux ou civils. Manière d’arracher une image au désastre ; manière aussi de rendre justice aux victimes ; manière enfin de donner à voir la violence et l’abjection de l’Événement, sans toujours parvenir à le rendre intelligible. Aujourd’hui, l’omniprésence d’un passé que l’on décline en termes de commémoration, de compassion, de repentance ou de réparation, remplit et déborde ces lieux de mémoire. Le souvenir du passé est désormais devenu un enjeu des relations internationales ainsi qu’un instrument des nationalismes et de la « gouvernance globale ». Ce dossier est complété d’une étude sur un programme de l’Unesco de l’après-guerre consacré au racisme.

Sommaire

DOSSIER « Sismographie des terreurs »
Coordonné et présenté par Jackie Assayag

Jackie Assayag Le spectre des génocides. Traumatisme, muséographie et violences extrêmes

Sophie Wahnich Transmettre l’effroi, penser la terreur. Les musées d’une Europe déchirée

Catherine Coquio « Envoyer les fantômes au musée ? » Critique du « kitsch concentrationnaire » par deux écrivains rescapés : Ruth Klüger, Imre Kertész

Didier Fassin « Ce qui s’est vraiment passé ». L’expérience du musée de l’Apartheid

Célestin Kanimba Misago Les instruments de la mémoire. Génocide et traumatisme au Rwanda

Reesa Greenberg La représentation muséale des génocides. Guérison ou traumatisme réactualisé ?

Jean-Louis Margolin L’histoire brouillée. Musées et mémoriaux du génocide cambodgien

Elisabeth Gessat-Anstett Résister à l’outrage. Un musée de l’institution concentrationnaire soviétique

Tzvetan Todorov Germaine Tillion face à l’extrême

ETUDES ET ESSAIS

Chloé Maurel « La question des races ». Le programme de l’Unesco

CHRONIQUES SCIENTIFIQUES

Exposition

Note critique et comptes rendus

N°5 – 144 pages, 65 ill., 18 € – abonnement pour 2 n° avec frais de port : 42 € ISBN : 978-2-915133-55-4

Comité de rédaction : Emma Aubin-Boltanski, Carmen Bernand, Marc Chemillier, Brigitte Derlon, Nelia Dias, Daniel Fabre, Serge Gruzinski, Bertrand Hell, Deborah Kapchan, Frédéric Keck, Yves Le Fur, Landry-Wilfrid Miampika, Anne-Christine Taylor.

Directeur de la publication : Stéphane Martin

Rédacteur en chef : Françoise Zonabend & Erwan Dianteill

Secrétaire de rédaction : Sophie Leclercq

Rédaction de Gradhiva
Département de la Recherche et de l’Enseignement – musée du quai Branly, 222, rue de l’Université – 75343 Paris cedex 07 tél. : 01-56-61-71-10 – fax. : 01-56-61-71-42 – gradhiva@quaibranly.fr

Revue publiée avec le soutien du Centre national de la Recherche Scientifique et de l’école des Hautes études en Sciences Sociales

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